J7 - Guadix-> La Peza - 24,5 km
Ce matin, nous sommes tous là à attendre le petit dejeuner qui arrive au compte-goutte. Quasiment tous les pèlerins - nous sommes 8 environ - ont déjà les chaussures au pied. Mais le café americano arrive et les tostadas beurre confiture aussi - et comme nous sommes les derniers servis, nous sommes les derniers à partir, vers 8 h, après la photo avec l'hospitalera qui sera publiée sur Instagram. Elle n'a pas pu prendre la photo avec tous les pèlerins. Le temps qu'elle se retourne, ils étaient tous partis. Ce sont surtout des espagnols. Il y avait aussi 2 femmes apparemment non espagnoles.
Au final, nous partons à 8 h. Et nous partons en sens contraire, en le sachant, pour faire une photo d'une statue d'un St Jacques pèlerin sur une des faces latérales de la cathédrale. Et là, nous croisons Christine et Gilles qui marchent dans le bon sens, eux.
Nous repartons dans le bon sens avec nos français retrouvés, un peu chaudement vêtus pour le départ.
A la sortie de Guadix, nous rentrons dans des gorges qui ressemblent au canyon dans lequel nous étions hier après-midi. Le chemin serpente au mileu des blocs rocheux de couleur rouge et devant nous, nous retrouvons les monts enneigés. Après la montée, un peu escarpée, c'est la descente et nous nous retrouvons sur une piste au milieu du canyon où circulent 4×4, motos et pèlerins, heureusement peu de chaque. Après une nouvelle montée et une nouvelle descente dans les gorges, nous voici arrivés à Purullena où café et jus d'orange sont les bienvenus. Purullena est un gros village avec beaucoup d'habitations troglodytes. Petit loupé pour sortir du village, nous faisons une courte rallonge.
Après un passage à la pharmacie pour acheter du baume à lèvres, nous nous dirigeons vers Marchal, tout petit village lui aussi trogodyte. Nous rencontrons là des petits français avec leur Mamie, des bretons qui passent toutes leurs vacances ici. Les formations rocheuses à Marchal sont très impressionnantes.
Après Marchal, nous arrivons à Baños, un village thermal depuis l'antiquité. J'en aurais bien profité, mais ça a l'air bien confidentiel. Je n'ai trouvé absolument aucune information sur Internet.
Nous mangeons au bar à Baños. Il est un peu plus de midi. C'est trop tôt pour un repas espagnol et de toute manière, ce serait trop pour nous, ça nous couperait les jambes.
Avec notre tostada (tartine), nous avons pris une bière. Je vois que nos voisins de table ont des tapas avec leur bière. Alors, je demande des tapas. Je vérifie aupŕès du patron. Les tapas sont bien incluses avec la bière? Il me confirme en me disant que pour les avoir, il faut les commander! Of course!
Moment de panique au moment de partir du bar, je ne trouve pas mon buff. Je ne m'en sers pas pour le mettre autour du cou, mais je le mets sur mon épaule qui se blesse avec la sangle du sac à dos parce que trop osseuse...
Il me faut 15 mn pour le retrouver, parti dans le sac à dos avec le sous-pull...
Nous reprenons la route. Il est 13 h 20 et il nous reste 9 km pour arriver au terme de l'etape. C'est à la fois peu et beaucoup. 9 km, c'est seulement un peu plus de 2 h de marche, mais beaucoup car il va faire chaud, que le soleil tape et que nous avons un arrêt cailloux à faire avant l'arrivée. Les 1ers kilomètres sont agŕeables. Nous marchons sur ancien lit de rivière avec à gauche des vignes - du vin bio soi-disant - et de l'aure côté des oliviers. Le chemin est facile même si l'ombre se fait rare.
Mais le chemin se termine, nous voici sur une route qui monte. Le bitume en pleine chaleur, ce n'est pas top. Et ça dure plusieurs kilomètres. Arrêt cailloux pour mon mari, je garde les sacs dans une ombre toute relative. Il revient avec sa petite récolte dont il est fier. Je suis contente pour lui. Sous la chaleur, nous reprenons la route, puis virons a droite sur une pente raide qui nous descend sur "La Peza", notre destination.
Au 1er bar, nous faisons un arrêt bière et nous commandons des sandwiches car le bar va fermer. Et il n'y a pas d'autre bar. J'achète également une bouteille de vin.
L'auberge n'est pas pleine et il n'y a pas d'hospitalero.
A l'auberge, Carlos, 85 ans nous prend en main. Il nous explique qu'exceptionnellement, l'hospitalero est absent mais qu'il a fait les courses et préparé la cuisine.
Sur la dizaine de pèlerins qui sont à l'auberge, nous sommes 5 à manger ensemble, les 2 français, nous et Carlos. Nous passons un bon moment. Lentilles/ saucisses/tortilla préparés par l'hospitalero, notre sandwich découpé en tranches, vin..tout se mange. Ou se boit.
Demain, notre étape sera courte - 13 km - mais pas d'internet à l'arrivée, donc pas de blog...




Commentaires
Enregistrer un commentaire