J9 - Tocón de Quéntar -> Quéntar : 16,5 km

C'est une petite étape qui nous attend aujourd'hui et j'ai très bien dormi. Nous avions un dortoir de 4 pour 2.

Quand nous descendons, Carlos, notre Pépé de 85 ans est tout blanc, il nous informe qu'il ne va pas faire l'étape. Il a passé la nuit à se poser la question: je fais l'étape ou je ne la fais pas? Il a une ampoule au pied qui lui fait mal. Et en plus il n'a pas dormi. L'étape d'aujourd'hui lui fait peur car elle traverse la montagne sans aucun village pour s'arrêter, et qu'il n'y a pas moyen d'appeler un taxi si jamais il ne se sent pas bien pour la terminer.

Quand à moi, j'ai rêvé des handicapés que j'allais voir à la Mas à Paris. Je dois leur envoyer une carte.

Petit déjeuner frugal ce matin. Il y a du café, du beurre et de la confiture, mais pas de pain. Le bar d'à côté a refusé de nous en vendre, pretextant qu'il n'en avait pas assez pour nous en vendre. Il y a des biscuits par contre et nous nous partageons une grosse pomme.

Au départ, il nous faut sortir de notre diverticule et rejoindre le tracé de l'étape complète La Peza ->Quéntar. Petite route, route de La Peza à Quéntar et enfin petit sentier qui traverse la forêt de pins en montant et rejoint l'itinéraire principal.

C'est le matin, il fait frais, aussi ces 3 premiers kilomètres sont faciles.

La lumière du matin est toujours très belle. 

La 1/2 journée de repos d'hier nous a fait beaucoup de bien.

Je me laisse séduire par la beauté de ce qui nous entoure. Je me sens â la fois minuscule et entière, en communion avec la nature environnante. Mon conjoint se laisse aussi surprendre par cette nature á la fois grandiose et proche.

Nous grimpons sur une piste large et sans aucune difficulté. A notre droite, les montagnes enneigées ont réapparu.

L’itinéraire suit le tracé de l’ancienne Cañada Real (chemin royal des bestiaux) et offre de magnifiques vues sur la vallée de la rivière Aguas Blancas.

Nous arrivons au point culminant d'aujourd'hui et de tout le chemin Mozarabe 1420 m.

Au détour d'un virage, nous arrivons à une carrière abandonnée d'où l'on extrayait des minéraux et des granulats de carbonate de calcium, un lieu d'une beauté singulière dominé par le blanc , dont l'aspect évoque un paysage entre la lune et le pôle.

Avec 2 ou 3 cailloux en plus, notre sac va encore peser un peu plus lourd.

Pause matinale face â la carrière, nous partageons le sandwich de l'avant-veille, croquons notre dernière pomme et mangeons quelques biscuits. Nous avons fait un peu plus de la moitié du chemin.

Jesus, notre larcheur fiu nous rejoint lors de la pause. Lui va descendre directement sur Grenade aujourd'hui.

Et puisque nous sommes en haut, maintenant, il nous faut descendre. 

C'est ce que nous allons faire pour les derniers kilomètres. Nous quittons les forêts de pins, retrouvons les champs d'oliviers. Il y a beaucoup moins d'amandiers ici, juste quelques-uns en bordure du chemin.

Quelques tronçons de descente sont bien raides et d'autres plus agŕéables. Plusieurs fois, un hélicoptère passe au dessus de nous. Je soupçonne qu'il assure une surveillance par rapport aux feux. Il y a un peu de vent ce matin et il fait relativement chaud (22/23°).

Notre hôtel - eh oui nous dormons â l'hôtel ce soir car l'auberge ètait pleine - se trouve sur le chemin. 

Il est 13 h 30. C'est une bonne heure pour aller déjeuner en Espagne.


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