J5 - St Guilhem le désert -> St Jean de la Blaquière- 24 km
Il est 8 h -10 lorsque je pousse la porte du carmel. J'espère que je n'ai rien oublié!
Le pèlerin Pascal qui a aussi dormi au carmel mais dans un autre dortoir n'est pas levé. Peut-être veut-il passer une journée à St Guilhem?
Il fait beau ce matin. De la rue du Bout du monde, où se situe le carmel, je me dirige vers le cirque du Bout du monde ou cirque de l'Infernet. C'est magnifique. Et je commence à grimper. La terre est mouillée, mais l'eau qui dévalait le sentier hier a disparu. La pluie est annoncée pour 14 h. Croisons les doigts!
Ça monte assez raide et c'est caillouteux. Ce n'est pas du 4 km à l'heure que je fais. Au mieux c'est du 3. Et l'étape d'aujourd'hui fait plus de 22 km.
D'en haut, je pensais avoir une vue sur St Guilhem, mais non. S'il y en a une, je l'ai ratée.
Je me retrouve au Max Nègre, là où j'ai fait demi-tour hier. J'ai fait 4,5 km. J'ai arrêté de monter. Le chemin s'est transformé en piste carrossable. C'est plus facile pour marcher. Je suis sortie du cirque. Je suis sur un plateau haut avec une vue à gauche sur la plaine. J'aperçois les vignes autour des villages en contrebas. A ma droite, j'ai le Mont Baudille avec son antenne des telécoms rouge et blanche.
De la forêt communale de St Jean de Fos, je passe à la forêt communale de Montpeyroux.
Au loin, je vois des gilets oranges et des voitures. Eh oui, c'est bien ce que je craignais. Ce sont des chasseurs. Ils chassent le sanglier.
Je n'aime pas voir des chasseurs quand je marche. Ça me fait peur. Parmi les chasseurs, il y a une femme. Les chasseurs sont postés de chaque côté de la piste sur des kilométres.
Ce n'est pas le moment de s'enfoncer dans un fourré pour soulager sa vessie! Je reste bien au milieu de la piste, bien en vue, avec mon protège sac vert fluo.
J'arrive en vue des Castellas, ancien hameau abandonné avec un château.
Je redescends sur Montpeyroux que je laisse au sud. Je ne ferais pas le détour. L'étape est bien assez longue.
Au Barry, j'ai bien fait 10 km - je decide de m'arrêter pour faire la pause. Il y a une table de pique-nique sur la place de l'église. Mais je n'arrive pas à utiliser le point d'eau. De l'autre côté de l'église est annoncée une cerémonie de recueillement. Il y a déjà du monde. Des tables ont été dressées.
C'est une céremonie faite en l'honneur d'un vigneron qui est décédé il y a un mois.
Gentiment, une personne va me rempllir ma bouteille d'eau. Et comme j'ai aussi demandé s'ils pouvaient m'indiquer les toilettes, la proprietaire m'invite chez elle. Chez elle, c'est l'ancien hôpital des pèlerins.
Je suis invitée à me joindre a eux, à boire un verre de vin. Je décline. Je dois manger sobrement - mes pâtes cuites hier soir, avec du fromage.
Ici, nous sommes au milieu des vignes. Les églises sont particulîères. Le clocher semble être en fer forgé.
Au village plus loin, les Arboras, je rencontre un couple d'aînés qui marchent. Ils habitent là où je vais, à St Jean de la Blaquière. Nous faisons un bout de chemin ensemble. Quelques kilomètres plus loin, ils me proposent de m'amener en voiture à ma destination. Je refuse, of course.
Et je continue ma marche qui commence à se faire longue. En montant vers le Rocher des 2 vierges, je rencontre Dominique qui en redescend. Dominique, c'est cette pèlerine avec qui j'ai bu une bière il y a 2 jours à St Guilhem.
C'est curieux les rencontres sur le chemin.
Pour aller au Rocher des 2 vierges, il faut grimper. Le chemin est plutôt facile, mais ça monte et ça n'en finit pas. Ensuite, il faut encore monter jusqu'au Puech d'à côté.
Pour finir, une descente pas du tout facile va mmed'arriver sur St Jean de la Blaquière.
C'est long, ça n'en finit pas. Je me trompe de route 1 ou 2 fois.
La pluie n'arrive pas à 14 h mais à 15 h. Je rentre sous la pluie a St Jean de la Blaquière. Je peine à trouver le gîte.
Ça y est, j'y ssuisLe couple de pèlerins suisses est déjà là.. Pascal, mon pèlerin d'hier, nous y rejoint, trempé comme sur une soupe. Francis, un cycliste se joindra à nous un peu plus tard.
Nous avons de quoi faire un bon repas pèlerin tous ensemble, avec du vin, bien sûr, que nous a acheté Corinna! La vigneronne nous permet aussi de visiter l'église. La maire du village, en l'absence de la responsable du gîte, vient nous saluer et nous amener quelques provisions pour le repas du soir. Ici, tout est fermé, sauf les caves!



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