J16 - Baena -> Castro del Rio - 20 km


Contrairement aux previsions d'hier, il n'y a pas de pluie ce matin. Par contre, il a plu à partir de 19 h hier soir et toute la nuit dernière. Nous avons de la chance.

Ce matin, nous déjeunons à l'auberge. C'est mon mari qui fait le café. C'est aussi lui qui a fait cuire les pâtes hier soir. Il nous en reste pour ce midi.

Nous montons sur la place de la Constitution pour prendre le départ de l'étape. Nous sortons de la ville. Au dernier rond-point, des sculptures évoquent le site archéologique de Torreparedones qui est à une vingtaine de kilomètres. Le chemin a cela de frustant qu'on ne peut pas visiter des sites qui nous paraissent intéressants. C'est comme dans la vie, il faut choisir

Nous passons au dessous de la nationale et empruntons un chemin qui serpente au milieu des oliviers.

C'est notre dernier jour à passer au milieu des oliviers. Le temps est à l'orage, ce qui donne des belles couleurs. 

Justo nous dépasse. Il a petit-déjeuné avec du chocolat et des churros. Il nous montre la photo. C'est une churreria qu'on lui a conseillé. Justo est très sympa et très bien éduqué. Il a eu 61 ans il y a quelques jours. Au début du chemin, il etait malade. Il toussait beaucoup. Il s'est reposé une journée, puis il est reparti. Il veut aller jusqu'à Santiago. Comme il n'est pas tout à fait guéri, il ronfle. Il a passé une nuit avec les filles, Anne et Sylvie, dans un dortoir. Elles n'en ont pas gardé un bon souvenir. Depuis, il réserve une chambre pour lui tout seul, pour ne pas déranger. Justo parle lentement en espagnol, ce qui fait que je peux le comprendre!

Nous laissons Justo à ses photos et partons en avant. Justo est un artiste. Il peint, il ecrit. Il veut faire une exposition de photos avec ses photos monochrome du chemin Mozarabe.

A 8 km de Baena, comme d'habitude, c'est la pause du matin. Nous profitons d'un espace aménagé. C'est sympa, mais c'est mouillé. Je préfére rester debout.

Et c'est reparti. Grâce au temps orageux, le paysage est très photogénique. Je ralentis souvent pour prendre des photos.

Comme il a plu, la terre nous colle aux basques et ça pèse. Nous avons des guêtres dans le sac mais nous avons oublié de les mettre. Du coup, nos pantalons sont crottés.

Tout au long de notre étape,  nous suivons la rivière Guadaroz. Il y a souvent assez peu d'eau. Mais quand il y en a, l'eau coule avec beaucoup de force.

Pour information, la plupart des oliviers sont arrosés. Dans la province de Jaén, il y avait souvent un tuyau d'arrivée d'eau par arbre. Dans la province de Cordoue, je n'ai rien vu de tel, mais pour autant, ça ne veut pas dire que les arbres ne sont pas arrosés.

L'arrivée sur Castro del Rio est assez quelconque. Nous suivons une petite route sans intérêt bordée de Viveros de olivos - pépinières d'oliviers élevés sous serre.

Pour arriver à l'auberge, il nous faut traverser tout le village qui est tout de même assez gros pour rejoindre la sortie. Nous comptons manger au restaurant de l'auberge qui fait aussi hôtel. Nous sommes à l'auberge à 13 h.

Mais, pas de chance, tout est fermé aujourd'hui car c'est la San Marco, jour de fête au village. Et le restaurant de l'auberge est fermé. 

Une fois douchés, nous retournons dans le centre du bourg pour nous attabler et manger.


Nos pâtes prévues pour ce midi attendront ce soir, au frigo.

Castro del Rio est un charmant petit bourg. Comme c'est petit, nous pouvons en faire le tour.

C'est à Castro del Rio que Cervantes, en prison, aurait commencé à écrire Don Quichotte.

Sur un des pans de l'eglise, il y a un nid de cigognes avec une cigogne. Habituellement, je fais mes chemins en septembre. Je vois les nids, pas les cigognes.

Les autres pèlerins sont soit à l'hôtel, soit à l'auberge municipale. Nous serons tout seuls ce soir. L'auberge est à nous.


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